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Stopover in Perfumes #4: Incredible India

While our olfactory journey ends, continue to walk the scented lands of India.

Guerlain takes us first to Agra, to tell us the most beautiful of love stories. Shalimar celebrates the beauty of a woman who became mythical: Mumtaz. Opening with light notes of bergamot and mandarin like the voiles of a colorful sari, the scent of rose and jasmine interpret the delicate opulence of traditional attar sliding on a tanned skin. Saturated with sensuality, vanilla envelopes a woody amber accord, as dark as a jet-black hair braided to the small of the back. Behind this female portrait can be seen far in the distance, dominating in all its splendor: the Taj Mahal, the abode of love.

Departing towards the south, Neela Vermeire invites us to take off our shoes to walk on the cold stones of a Hindu temple. Inside everything is only peace and prayers, only wisdom and devotion are read on faces. Trayee interprets this warm atmosphere where incense and woods burn in an apotheosis of smoke and balmy scents. While agarbattis bouquets exhume joys and misfortunes, a mixture of cold spices brings this divine light falling straight from the ceiling. One perceives floral notes of jasmine garlands, offerings to the gods, when suddenly a tika is valiantly applied on your forehead, the sacred blessing of sandalwood, which will embalm your senses all day long.

While the sky full of moisture finally explodes, we head for the Kerala for a walk over the sparkling backwaters. Hermes takes us where land and water merge in lush vegetation. While the veil of clouds tears up under the regained sun, the channels have become mirrors, land is waterlogged and vegetation bloated with sap. Un Jardin après la Mousson reveals a green notes and cold spices accord evoking the serene sketch of a re-emergent nature. The sweet scent of white flowers, adorning the hair of women washing their clothes on the shore, mixes with smoke and earthy vetiver clumps hooked on the houses windows. Splashes of an impalpable and transparent freshness, leaves only the memory of smells encountered during a trip to Asia, on the perfume road.

Extract from the Chronicles of Christa, written for Osmoz.fr


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ESCALE EN PARFUMS N°4: Incredible India

Alors que notre périple olfactif s’achève, partons fouler les terres parfumées de l’Inde.

Guerlain nous conduit tout d’abord à Agra, pour nous raconter la plus belle des histoires d’amour. Shalimar rend hommage à la beauté d’une femme devenue mythique: Mumtaz. S’ouvrant sur des notes légères de bergamote et de mandarine tels les voiles d’un sari bigarré, les effluves de rose et de jasmin interprètent la délicate opulence d’un attar traditionnel glissant sur la peau tannée. Gorgée de sensualité, la vanille enveloppe un accord ambré boisé, aussi sombre qu’une chevelure noire de jais nattée jusqu’au creux des reins. Derrière ce portrait de femme on aperçoit alors au loin, dominant de toute sa splendeur: le Taj Mahal, la demeure de l’amour.

En partance vers le sud, Neela Vermeire nous invite à nous déchausser pour fouler les pierres froides d’un temple hindou. À l’intérieur tout n’est plus que paix et prières, seules la sagesse et la dévotion se lisent sur les visages. Trayee interprète cette atmosphère chaleureuse où l’encens et les bois brûlent dans une apothéose de fumées et de senteurs baumées. Tandis que les bouquets d’agarbattis exhument joies et infortunes, un mélange d’épices froides apporte cette luminosité divine tombant du plafond. On perçoit les notes florales des guirlandes de jasmin, offrandes aux divinités, quand soudain voilà qu’un tika vous est vaillamment appliqué sur le front, la bénédiction sacrée du bois de santal, qui embaumera vos sens tout le jour durant.

Alors que le ciel chargé de moiteur explose enfin, cap vers le Kerala pour une promenade au fil des eaux scintillantes des backwaters. Hermès nous emmène là où terre et eau se confondent dans une végétation luxuriante. Tandis que le voile des nuages se déchire sur le soleil retrouvé, les canaux eux sont devenus miroirs, la terre est gorgée d’eau et la végétation gonflée de sève. Un Jardin après la Mousson dévoile un accord de notes vertes et d’épices froides évoquant l’épure sereine d’une nature renaissante. Le doux parfum des fleurs blanches, parant les chevelures des femmes lavant leur linge sur les rives, se mêle aux notes fumées et terreuses des bouquets de vétiver accrochés aux fenêtres des maisons. Eclaboussé d’une fraîcheur impalpable et transparente, ne reste alors que le souvenir des odeurs rencontrées au cours d’un voyage en Asie, sur la route des parfums.

Extrait des Chroniques de Christa, écrites pour le site Osmoz.fr

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