Meet with Satori Osawa

Satori, born in Tokyo, studied Fragrance Design and Perfumery under Mr. Kenji Maruyama, and has managed her own herb and aromatherapy shop since 1988. Having opened her salon “Parfum Satori” in Tokyo in 2000, she now creates Haute Couture Perfumes, holds seminars and classes, and actively organizes events and joint exhibitions with glass artists and jewelers.

With her experience and profound knowledge in various forms of traditional Japanese art, such as “Kado” (Flower arrangement) and “Sado” (Tea ceremony), which she acquired diplomas for “Shihan”, “Chamei” as well as the art of “Kodo” (Incense ceremony). She creates original perfumes for Japanese clientele. She describes her approach to her fragrances as “Real Oriental”.

What was your first encounter with a fragrance?

My first encounter with a fragrance as a scent was when I was 3 years old. I was playing with my brother outside making mud cakes and I somehow decided to pop one in my mouth. The mud cake had a grainy texture and smelled of the sun. My first perfume was Capricci by Nina Ricci given to me by my father when I was 16 years old.

What made you launch Parfum Satori?

Since I was a child, I was very fond of plants and enjoyed creating things myself. This led me to discover the excitement and joy of creating fragrances. I thought the best way for me to create fragrances in my own style was to launch my own brand.

What makes your products so unique?

I think my products are unique because I always try to create something that I like, regardless of whether it is in vogue, or universally pleasing or even whether it will sell. I strive to make only those products that are high quality and something that I consider is good.

Your work is deeply inspired by Japanese culture. Can you describe your creative process?

For me, it is natural to incorporate my knowledge of Japanese culture such as Sado, Ikebana and Kodo to create what I like because that knowledge is very much a part of me. However, although the history of fragrance is long in Japan, perfumery is still quite young, so there was a lot of trial and error before I was able to create a method and style that was best for my work.

I believe that sensitivity is nurtured by being exposed to beautiful things. 

You are indeed both a Master of Tea and Ikebana. How does your knowledge of those Japanese traditions impact your work as a perfumer?

The act of creation is a reflection of what is within you. I believe that the environment you grow up in and surround yourself in defines who you are. Since I grew up learning the art of tea ceremony and ikebana, I feel it is part of me now. So I think the knowledge of these Japanese traditions is reflected in my work, unconsciously without any effort, because these traditions have built who I am today.

You are also sharing your atelier in Tokyo with your husband, a recognized fine-jewelry craftsman. How have his creations inspired your work?

I believe that sensitivity is nurtured by being exposed to beautiful things such as the special jewelry that my husband creates. The current environment in which I am surrounded by jewelry that is one of a kind in the industry helps me nurture my aesthetic sense that is reflected in my work.

What differentiates Japanese perfumes from others?

I believe that “elegance” in Japan is depicted when one takes a few moments during the day to stop and quickly freshen up and re-apply the perfume. That is why a strong perfume with a long lasting scent is not very popular in Japan. That is why I try to create sensitive perfumes that gradually change their nuances as time goes by.

How would you define the olfactive identity of Japan?

A fragrance that is soft and not assertive and that blends into the environment. When you ask a Japanese person what fragrance they prefer, they would often choose seasonal flowers or those of a citrus type, the green scent of tatami or the smell of rain; any smell that is actually very close to the minute details of their every day life. These scents are what they unconsciously become familiar with while growing up in this country and are tied to the scenery of their memories.


© Parfum Satori


Rencontre avec Satori Osawa

Née à Tokyo, Satori a étudié l’Art de la Parfumerie sous la houlette de M. Kenji Maruyama, tout en gérant son propre magasin d’herbes et d’aromathérapie depuis 1988. Après avoir ouvert son Salon “Parfum Satori” à Tokyo en 2000, elle se consacre aujourd’hui à la création de parfums haut de gamme. En plus d’animer des conférences et de donner des cours sur le parfum, elle organise fréquemment des évènements et des expositions avec des artistes verriers et joailliers.

Grâce à son expérience et à sa profonde connaissance des diverses formes d’art traditionnel Japonais, dont le ‘Kado’ (l’arrangement floral) et le ‘Sado’ (la cérémonie de thé) dont elle a acquis les rangs de ‘Shihan’ et de ‘Chamei’ – ainsi que le ‘Kodo’ (la cérémonie de l’encens), Satori crée des parfums singuliers pour une clientèle Japonaise tout en respectant la conception du “Véritable Orient”.

Quelle fut votre première rencontre avec le parfum?

Ma première rencontre avec le parfum remonte à l’âge de 3 ans. Nous jouions avec mon frère à l’extérieur à faire des gâteaux de boue, quand j’ai soudainement décidé d’en mettre un dans ma bouche. La boue avait une texture granuleuse et sentait le soleil. Ma premiere fragrance en tant que telle, était Capricci de Nina Ricci qui m’a été donné par mon père alors que j’avais 16 ans.

Qu’est ce qui vous a donné envie de lancer Parfum Satori?

Depuis que je suis enfant, je me suis toujours beaucoup intéressée aux plantes et j’aimais créer des choses par moi-même. Cela m’a amené naturellement à découvrir le plaisir de la création de parfums. J’ai ensuite pensé que la meilleure façon de créer des fragrances dans mon propre style serait de lancer ma marque éponyme.

Qu’est-ce qui rend vos produits si uniques?

Je pense que mes produits sont uniques car je cherche toujours à créer quelque chose qui me plaît, indépendamment du fait qu’un produit soit en vogue, universellement apprécié ou même s’il se vendra. Je cherche seulement à créer des produits de haute qualité et que je considère comme beaux.

Votre travail est profondément inspiré par la culture japonaise. Pouvez-vous décrire votre processus créatif? 

Pour moi, il est tout naturel d’intégrer ma connaissance de la culture japonaise comme le Sado, l’Ikebana et le Kodo, dans mon processus de création car ces connaissances font partie intégrante de ma personnalité. Bien que l’histoire des parfums est très ancienne au Japon, l’art de la parfumerie est lui encore très jeune, il y a eu donc beaucoup d’essais et d’erreurs avant que je sois en mesure de créer une méthode et un style que j’estimais être le meilleur pour mon travail.

je tente de créer des parfums sensibles dont les nuances changent progressivement, à l’image du temps qui passe.

Vous êtes d’ailleurs parmi les quelques femmes ayant le titre de maitre de thé et d’Ikebana. Comment les connaissances de ces traditions japonaises influencent-elles votre travail de parfumeur? 

L’acte de création est le reflet de ce qui est en vous. Je crois que l’environnement dans lequel vous grandissait et qui vous entoure définit ce que vous êtes. Depuis que je suis enfant, j’ai grandi en apprenant l’art de l’Ikebana et de la cérémonie du thé, je pense qu’ils font partie de moi dorénavant. Ces traditions japonaises se reflètent dans mon travail, inconsciemment, sans aucun effort, tout simplement parce qu’elles ont construit qui je suis aujourd’hui.

Vous partagez votre atelier de Tokyo avec votre mari, un artiste joaillier largement reconnu. Pensez-vous que ses créations apparaissent aussi comme une de vos sources d’inspiration?  

Je crois que la sensibilité se nourrit en étant exposé à de belles choses, comme les bijoux singuliers que mon mari crée. Mon environnement actuel, entouré de bijoux et pierres précieuses, est unique en son genre dans l’industrie du parfum. Cela aide à nourrir mon sens esthétique qui se reflète sans nul doute dans mon travail.

Qu’est-ce qui fait selon vous l’unicité des parfums japonais?

Je crois que ‘l’élégance’ au Japon est représenté lorsque l’on prend quelques instants pendant la journée pour s’arrêter,  rapidement se rafraîchir et ré-appliquer son parfum. Voilà pourquoi un parfum fort et tenace n’est pas très populaire au Japon. C’est aussi la raison pour laquelle je tente de créer des parfums sensibles dont les nuances changent progressivement, à l’image du temps qui passe.

Comment définiriez-vous l’identité olfactive du Japon? 

Un parfum doux, sans trop d’assurance, qui se fond dans l’environnement. Si vous demandez à n’importe quelle personne japonaise le parfum qu’elle préfère, ils choisiront souvent le parfum des fleurs de saison ou d’un agrume, le parfum vert du tatami ou l’odeur de la pluie; toute odeur qui est en fait très proche de leur vie quotidienne. Des parfums avec lesquels chacun devient inconsciemment familier en grandissant dans ce pays et qui sont intimement liés au paysage de nos souvenirs.

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