The lilac season

As the lilac season has just ended, I realized how I have missed seeing this flower blooming around the city. For those who do not know, early this year marked my fourth expatriation. After spending three years in Asia and two in the Middle East, I am back in Europe and specifically in Berlin, Germany. A new adventure, which although may be less exotic, I must admit that regaining the rhythm of the seasons is probably the aspect that has pleased me the most.

Also during the past few weeks, I have truly rediscovered lilacs. Observing these purple, white and crimson bushes forming along roads and alleys, flourishing at the bend in a garden fragment that can be imagined behind a wall, and especially feeling its perfume exhaled in the quiet air that reaches your nostrils long before you are able to see any flower. Thick and light all at once, heavy bunches of flowers emit their fragrance as the wind comes to brush against them. I became drunk with this almost forgotten scent revealing a feverish joy brought by the spring that I had not expected.

The scent of lilac is both floral and sweet, present but delicate. It reveals green and rosy notes that are reminiscent of lily of the valley (another flower that I have also missed and which I will talk about again). But, like this one, its distillation gives nothing. To restore its wake, perfumers strive to replenish it in the lab from other ingredients. Little used in perfumery, this emblematic flower of spring often gives her place up to other flowers, which are more common or perhaps easier. The scent of lilac remains sublime, and the idea of finding this intoxicating aroma filling the air of the city again next year, already delights me.

“Some things are like lilac, which saturates by its fragrance, day and night, the air in which he dips, condemning those who enter its filled circle to feel immediately an intimate intoxication which make chink, as Bohemia crystal glasses, the atoms of their souls.”

Christian Bobin (Louise Amour, 2004)

TO SMELL:

En Passant (Frédéric Malle), White Lilac & Rhubarb (Jo Malone), Rue des Lilas (Phaedon)



LA SAISON DU LILAS

Alors que la saison du lilas vient tout juste de se terminer, j’ai réalisé à quel point voir fleurir cette fleur aux quatre coins de la ville avait pu me manquer. Pour ceux qui l’ignorent encore, ce début d’année marque ma quatrième expatriation. Après avoir vécu trois ans en Asie et deux années au Moyen Orient me voici de retour en Europe, et plus précisément à Berlin, en Allemagne. Une nouvelle aventure, bien que moins exotique, mais je dois avouer que retrouver le rythme des saisons est très probablement l’aspect qui me réjouit le plus.

Aussi durant les semaines passées, j’ai véritablement redécouvert le lilas. Observer ces buissons mauves, blancs et pourpres se former le long des routes et des allées, s’épanouir au détour d’un fragment de jardin que l’on devine derrière un mur, et surtout sentir ce parfum s’exhaler dans l’air tranquille et venir frôler vos narines avant même d’apercevoir la moindre fleur. Epaisse et tout à la fois légère, les lourdes grappes de fleurs dégagent leur parfum à mesure que le vent vient les effleurer. Je me suis saoulée d’une odeur quasi oubliée révélant une joie fébrile apportée par le printemps que je n’aurai soupçonné.

Le parfum du lilas est à la fois fleuri et doux, présent mais délicat. Il dévoile des notes vertes, rosées pouvant rappeler le muguet (une autre fleur qui m’a tant manqué et dont je vous reparlerai). Mais tout comme ce dernier, sa distillation ne donne rien. Pour restituer son sillage, les parfumeurs tâchent de le recomposer en laboratoire à partir d’autres ingrédients. Peu utilisée en parfumerie, cette fleur emblématique du printemps se voit souvent céder sa place à d’autres fleurs plus communes, plus faciles peut-être. Le parfum du lilas n’en reste pas moins sublime, et l’idée de retrouver l’année prochaine son arôme enivrant emplir l’air de la ville, me réjouit déjà.

“Certains êtres sont comme le lilas qui sature de son parfum, jour et nuit, l’air dans lequel il trempe, condamnant ceux qui entrent dans son cercle embaumé à éprouver aussitôt une ivresse intime qui fait s’entrechoquer, comme des verres de cristal de Bohême, les atomes de leurs âmes.”

Christian Bobin (Louise Amour, 2004)

A SENTIR:

En Passant (Frédéric Malle), White Lilac & Rhubarb (Jo Malone), Rue des Lilas (Phaedon)

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